La Correspondance De L’Âme Et Du Corps (4ème Partie)

La Correspondance De L’Âme Et Du Corps (4ème Partie)

mai 2, 2018 0 By M-A.C
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 LE SPIRITUEL ET LE NATUREL
LA CORRESPONDANCE DE L’ÂME ET DU CORPS

Dans cet article nous aborderons la correspondance de l’âme et du corps. Toutefois, avant de continuer, si vous vous apprêtez à lire cet article sans avoir eu la chance de lire l’enseignement depuis son début. Il serait préférable pour vous de le faire. Puisque, cet article est le quatrième d’une série de cinq publications sur le Spirituel et le Naturel. Le tout, tirée des révélations que nous a légué Emanuel Swedenborg dans ses travaux. Je vous suggère donc débuter votre apprentissage en cliquant sur le bouton ci-dessous ! Étant donné que les articles ce succèdent l’un à l’autre vous reviendrez sur celui-ci sou peu.

Continuons avec la suite.

Alors, maintenant pour ceux qui ont déjà passé au travers des deux premières publications. Nous irons, dans celle-ci, voir les quatre prochains points révélés par Swedenborg à propos de la correspondance de l’âme et du corps. Donc, allons voir les points contenus dans cet article.

Le Spirituel et le Naturel, Neuvième Point :

On sait que dans toute opération il y a un actif et un passif, ou un agent et un patient. Puis, que rien n’existe par l’un ou l’autre seul. II en est de même pour le Spirituel et le Naturel. Car, le Spirituel, étant la force vive, est l’agent et le Naturel, étant la force morte, est le patient. De-là il suit que tout ce qui, dans le Monde Solaire a commencé et continué d’exister, procède du Spirituel par le Naturel et cela non-seulement dans les individus du Règne Animal, mais encore dans ceux du Règne Végétal.

On sait aussi que dans toute opération il y a un principe et un instrument. Puis que dans l’action ces deux choses paraissent comme une seule. Quoiqu’elles soient deux bien distinctes. De-là vient qu’on trouve parmi les Axiomes de la Philosophie, que la cause principale et la cause instrumentale ne font qu’une seule cause. Il en est de même pour le Spirituel et le Naturel.  Qui, dans l’action paraissent n’être qu’un seul. Parce que le Spirituel est dans le Naturel, comme la fibre dans le muscle et le sang dans les artères. Ou, comme la pensée est dans les paroles et l ‘affection dans les sons, puisqu’ils se font sentir par le Naturel, au moyen des paroles et des sons.

Le Spirituel se revêt du Naturel, comme l’homme d’un habit.

On voit clairement par-là que le Spirituel se revêt du Naturel, comme l’homme d’un habit. Le Corps organique dont l’âme s’était revêtue, est ici comparé a un habit. Parce que ce Corps couvre l’âme. Que l’Ame se dépouille et se débarrasse de ce Corps comme d’une enveloppe inutile, lorsque, par la mort elle passe du Monde Naturel dans son Monde Spirituel. Ce Corps vieillit aussi comme un habit. Mais non pas l’âme. Parce qu’elle est une Substance Spirituelle, qui n’a rien de commun avec les êtres muables de la Nature (*voir note), qui naissent, croissent et périssent dans un temps déterminé.

Ceux qui croient que l’âme vit par soi sont dans l’erreur

Ceux qui ne considèrent pas le Corps comme le vêtement ou l’enveloppe de l’âme, vêtement qui de soi est mort et adapté seulement pour recevoir les forces vivantes qui influent de Dieu par l’âme, ne peuvent que se tromper en concluant que l’âme vit par soi. Tout comme le Corps de même et, qu’entre la vie de l’âme et celle du Corps il y a une Harmonie préétablie. Ou même que la vie de l’âme influe dans la vie du Corps, ou la vie du Corps dans celle de l’âme et conçoivent ainsi l’influence Spirituelle ou Naturelle.

Quoique, tout ce que nous voyons nous prouve cette vérité, que l’effet n’agit point par soi. Mais par la cause qui l’a produit. Que celle-ci même n’agit pas de soi, mais par une autre cause supérieure et qu’ainsi rien n’agit que par une Première Cause qui agit par soi. Puisque cette Cause Première, c’est Dieu. De plus, la Vie est unique, elle ne peut être créée. Mais elle est très-propre à se répandre dans les formes organiquement adaptées pour la recevoir. Ces formes sont tous et chacunes des êtres de cet Univers créé.

Plusieurs s’imaginent que l’âme est la vie et qu’ainsi l’homme qui vit par l’âme, vit par sa propre vie. Ainsi, par foi et non par cette influence de vie procédant de Dieu. Toutefois, ces gens-là ne font qu’embrouiller le Nœud Gordien. Ils y confondent tous les jugements de leur esprit par leurs fausses idées. De-là leurs erreurs sur le spirituel et le naturel. Ils s’engagent dans un labyrinthe d’où l’esprit ne peut plus se tirer, pas même à l’aide du fil secourable de la Raison.

Les erreurs dangeureuse du naturalisme

En effet, ils s’enfoncent, pour ainsi dire, dans des cavernes souterraines, où ils vivent dans d’éternelles ténebres. Là d’où sortent des erreurs sans nombre, quelques-unes même monstrueuses. Par exemple, que Dieu s’est infusé et transmis dans les hommes et que par conséquent chaque homme est une Divinité qui vit par soi. Puis, qu’ainsi il fait le bien et est sage par soi. Qu’il possède en soi la Foi et la Charité, qu’il les tire de soi et non de Dieu.

De même que les autres erreurs dangereuses, telles que celles où sont en Enfer tous ceux qui, lorsqu’ils étaient dans Ie monde ont cru que la Nature vit, ou que par son mouvement elle produit la vie. Ces malheureux, lorsqu’ils regardent le Ciel, voient sa lumière, comme de pures ténebres. J’entendis un jour Une Voix du Ciel qui disait que si dans l’homme il y avait eu une étincelle de vie qui fût de lui et non de Dieu, le Ciel n’existerait pas. Ni rien de ce qu’il y a dans le Ciel et que par conséquent il n’y aurait point eu d’église. Ainsi, point de vie éternelle.

NOTE:

Quiconque a fait de légères réflexions sur soi-même et qui a déja vieilli quelque peu dans ce monde, a eu l’occasion de voir que, quoique son corps ait vieilli et se soit usé, son âme cependant, n’en a pas fait de même. Puis, que les seuls changements dont elle soit susceptible, sont ceux de se perfectionner en sciences et connaissances. (Utiles ou inutiles, cela ne fait rien à la chose). L’âme ne peut non plus se lâsser, quoiqu’en acquérant de mauvais goûts elle puisse se rassasier de l’acquisition des bonnes connaissances. Mais alors, ce n’est que son amour qui change d’objets.

Le Spirituel et le Naturel, Dixième Point :

Le Spirituel, ainsi revêtu, fait que l’homme peut vivre ici-bas rationellement et moralement, et par là spirituellement.

Le principe ci-dessus, établi que l’âme se revêt du corps, comme l’homme d’un habit, on peut tirer cette conclusion. Car l’âme influe dans l’esprit, et par l’esprit dans le corps, et porte avec soi la vie, qu’elle reçoit continuellement de Dieu. Puis, la transmet ainsi médiatement au corps, où, par l’union la plus étroite, elle fait que le corps paraît vivre. De-là, et de mille preuves tirées de l’expérience. Il est évident que le spirituel uni au matériel, comme la force vive à la force morte, fait que l’homme parle rationellement et agit moralement.

Il semble que c’est la langue et les lèvres qui parlent par une vie qui soit à elles et les bras et les mains qui agissent de même. Mais en effet, c’est la pensée, qui en soi est spirituelle, qui parle, et la volonté, qui est également spirituelle, qui agit. Puis, l’une et l’autre par le moyen de leurs organes qui en soi sont matériels, parce qu’ils sont pris du monde Naturel. Ce qui vous paraîtra aussi clair que le jour, si vous faites attention à ceci. Séparez par abstraction la pensée de la parole, n’est-il pas vrai que la bouche sera muette dans le moment ? Séparez aussi la volonté de l’action, les mains ne resteront-elles pas aussitôt sans mouvement ?

– L’union entre le Spirituel et le Naturel –

L’union entre le Spirituel et le Naturel, est par conséquent la raison de la présence de la vie dans le matériel. Cela peut être comparée au vin dans une éponge, au moût dans le raisin, à la liqueur savoureuse dans une poire, ou à l’odeur aromatique dans la canelle. Les fibres de l’éponge, du raisin, de la poire, de la canelle, sont des matières qui de soi n’ont aucun goût, ni odeur. Mais elles tirent l’un et l’autre des fluides qui sont en elles ou autour d’elles. C’est pourquoi, si vous en extirpez ces fluides, ce ne sont plus que des fils morts. Il en est de même des organes du corps, si la vie en est ôtée.

Que l’homme soit raisonnable par l’union entre le Spirituel et le Naturel, cela se prouve par l’analyse de sa pensée et qu’il soit moral, par l’honnêteté de ses actions et la politesse de ses manières.Voilà des choses que l’homme doit à la faculté qu’il a de recevoir l’Influence qui vient de Dieu par le Ciel Angélique. Séjour de la Sagesse et de l’Amour et par conséquent de la rationalité et de la moralité. Par là on voit que le Spirituel et le Naturel unis dans l’homme font qu’il vit ici-bas spirituellement.

– Après la mort on se revêt du corps Substantiel –

Ce qui arrive aussi après la mort, quoique d’une autre manière, parce que l’âme de l’homme est alors revêtue d’un corps Substantiel. Comme elle l’avait été d’un corps matériel dans ce monde Naturel. Plusieurs s’imaginent que les perceptions et les pensées de l’esprit, étant spirituelles, influent toutes nues, et non par des formes organisées. Mais ils se trompent fort, parce qu’ils ne font point attention à l’intérieur de la tête, où les perceptions et les pensées sont dans leurs principes.

Ils ne voient pas que dans cette partie sont contenus le cerveau et le cervelet, composés des Substances cendrées et médullaires et renfermant des glandes, des canaux, des cloisons. Le tout, contenu et entouré par la Dure et la Pie-Mère ou les Méninges et que l’homme pense et veut le bien ou mal, selon le bon ou mauvais état de tous ces organes. Et que par conséquent il est raisonnable, selon l’information organique de son esprit. Car la vue rationelle de l’homme qui appartient à l’entendement serait nulle, sans les formes organisées pour la réception de la Lumière Spirituelle , comme sa vue naturelle sans les yeux, et ainsi du reste.

 Le Spirituel et le Naturel, Onzième Point :

La réception de cette influence est conforme à l’état de l’Amour et de la Sagesse dans l’homme.

Nous avons démontré ci-dessus que l’homme n’est point la Vie, mais l’organe de la Vie de Dieu. Puis, que l’Amour uni avec la Sagesse est la Vie et que Dieu est l’Amour et la Sagesse-même. Donc, par conséquent la Vie. De-là il suit que plus l’homme aime la Sagesse, ou plus la Sagesse est dans le sein de l’Amour en lui, plus il est l’image de Dieu. C’est-à-dire, le receptacle de la Vie procédant de Dieu. Puis, qu’au contraire plus il est dans l’Amour opposé et par-là dans la folie, moins il reçoit la Vie de Dieu et plus il reçoit la Vie de l’enſer, laquelle (Vie) est appellée mort.

L’Amour et la Sagesse ne sont point la Vie, mais ils sont l’être de la Vie. Puis, les douceurs de l’Amour et les charmes de la Sagesse, qui sont les affections, font la Vie. Car l’être de la Vie existe par ces affections. L’influence de la Vie procédant de Dieu porte avec soi ces douceurs et ces charmes, comme l’Influence de la Lumière et de la Chaleur dans le printemps les porte dans les cœurs des hommes, dans les oiseaux et les bêtes de toute espèce. Et ce, même dans les végétaux qui germent alors et fructifient. Car les douceurs de l’Amour et les charmes de la Sagesse dilatent les cœurs et les disposent à la réception, comme la joie fait épanouir la face, la dispose à l’Influence des voluptés de l’âme.

– L’amour de la Sagesse –

L’homme que l’Amour de la Sagesse affecte, est comme le Jardin d’Eden, où sont deux Arbres, l’un de la Vie, et l’autre de la science du bien et du mal. L’Arbre de Vie est la réception de l’Amour et de la Sagesse de Dieu. Et, l’Arbre de la Science du bien et du mal est la réception de l’Amour et de la Sagesse de soi-même. L’homme qui reçoit de soi-même l’Amour et la Sagesse croit être sage comme Dieu, mais il ést réellement fou.

Celui-là est véritablement sage. Celui qui les reçoit de Dieu, et qui croit qu’il n’y a de sage que Dieu seul, et que l’homme est sage autant qu’il croit cette vérité et d’autant plus qu’il sent la vouloir. J’ajouterai ici un secret du Ciel, qui confirme ce que j’avance. À savoir que tous les Anges du Ciel, tournent le Sinciput (partie supérieure de la tête) vers le Seigneur comme soleil, que tous les Anges de l’Enfer tournent vers lui l’Occiput (partie posterieur et inférieur de la tête) ; que ceux-ci reçoivent l’Influence dans les affections de leur Volonté, qui en soi sont concupiscences, et y font accorder leur Entendement.

– L’Entendement réside dans le Cerveau et la Volonté dans le Cervelet –

Mais que ceux-là reçoivent l’Influence dans les affections de leur Entendement. Puis, y font accorder la Volonté, par conséquent les uns sont dans la Sagesse, et les autres dans la folie. Car l’Entendement humain réside dans le Cerveau, qui est sous le Sinciput. Puis, la Volonté dans le Cervelet, qui est dans la région de l’Occiput. Qui ne sait point que l’homme insensé par les erreurs qu’il adopte lâche la bride à ses mauvais desirs, et les appuis par les raisons que lui fournit son Entendement. Puis que celui au contraire, qui est devenu sage par les Vérités, voit quelles sont les passions de sa volonté et les réprime.

L’homme sage agit ainsi, parce qu’il tourne sa face vers Dieu. C’est-à-dire croit en Dieu et non en soi. Mais l’insensé agit autrement, parce qu’il détourne sa face de Dieu. C’est-à-dire croit en soi et non en Dieu. Croire en soi c’est croire qu’on aime et qu’on est sage par soi et non par Dieu. Et c’est ce qui est désigné par manger de l’Arbre de la Science du bien et du mal. Puis, croire en Dieu, c’est croire qu’on aime et qu’on est sage par Dieu et non par soi. Et c’est là manger de l’Arbre de Vie.

– Il faut croire en Dieu et non en soi –

On peut voir par-là, quoiqu’obscurément encore, que la réception de l’Influence de la Vie procédant de Dieu est conforme à l’état de l’Amour et de la Sagesse en l’homme. Cette Influence au reste peut être rendue sensible par l’Influence de la lumière et de la chaleur dans les Végétaux, qui fleurissent et fructifient. Toujours, selon la contexture des fibres qui les composent. Ainsi suivant la réception de l’Influence on peut aussi l’éclaircir par l’Influence des rayons de lumières dans les pierres précieuses, qu’ils modifient en couleurs selon la position des parties dont elles sont composées, et par conséquent selon la réception.

On peut encore en prendre une idée claire par les Prismes et par les eaux de pluie. Au moyen desquels on voit une infinité de couleurs selon les incidences, les réfractions et par conséquent selon la réception de la lumière. Il en est de même pour les esprits humains, quant à la Lumière Spirituelle, qui procède du Seigneur comme Soleil, influe continuellement. Toutefois, elle est est différemment reçut.

Le Spirituel et le Naturel, Douzième Point :

L’Entendement dans l’homme peut être élevé dans la Lumière. C’est-à-dire, dans la Sagesse où sont les Anges du Ciel, selon la culture de la raison. Puis, sa Volonté peut être élevée dans la Chaleur. C’est-à-dire, dans l’Amour où sont les Anges, selon les actions de sa vie. Mais l’Amour de la Volonté ne peut étre élevé qu’autant que l’homme veut et fait ce que lui enseigne la Sagesse de l’Entendement.

Par l’esprit de l’homme on entend ses deux facultés appellées Entendement et Volonté. L’Entendement est le réceptacle de la Lumière du Ciel, qui dans son essence est Sagesse. Puis, la Volonté est le réceptacle de la Chaleur du Ciel, qui dans son Essence est Amour.. Ces deux choses, Sagesse et Amour procèdent du Seigneur comme Soleil et influent dans le Ciel universellement et particulièrement. De-là, la Sagesse et l’Amour dans les Anges et de même dans ce monde matériel universellement et particulièrement. De-là, la Sagesse et l’Amour dans les hommes.

– Sagesse et Amour procède de Dieu ensemble –

Or cette Sagesse et cet Amour procèdent de Dieu ensemble. Ils influent également ensemble dans les âmes des Anges et des hommes. Mais ils ne sont pas reçus ensemble dans leur esprit. Car, d’abord, la Lumière qui fait l’Entendement y est reçut, et ensuite l’Amour qui fait la Volonté et cela est ainsi par une sage prévoyance. Parce que tout homme doit être créé de nouveau. C’est-à-dire, réformé, ce qui se fait par l’Entendement. Car il puise dès son enfance les connaissances du vrai et du bon, qui lui enseignent à bien vivre. C’est-à-dire, à vouloir et à faire le bien. Ainsi la Volonté se forme par l’Entendement.

– Le Spirituel et le Naturel –

C’est pour cette fin qu’a été donnée à l’homme la faculté d’élever son Entendement presque à la Lumière. Là où sont les Anges du Ciel. Le tout, afin qu’il voit ce qu’il doit vouloir et faire pour être content dans ce monde pour le temps qu’il y est. Puis, heureux après sa mort pour l’éternité. Il est heureux et content s’il acquiert la Sagesse et retient sa Volonté sous l’empire de la Sagesse. Mais infortuné et malheureux, s’il soumet son Entendement à sa Volonté. La raison en est, que la Volonté dès la naissance est portée au mal et au crime. C’est pourquoi, s’il ne la réprimait par l’Entendement, l’homme, se précipiterait dans les crimes les plus horribles. Poussé par sa nature féroce, il pillerait et il massacrerait pour son plaisir tous ceux qui ne seraient pas de son parti ou, qui ne lui plairaient point.

De plus, si l’Entendement pouvait être perfectionné séparément. Puis, la Volonté par l’Entendement, l’homme ne serait point homme, mais une bête. Car sans, cette séparation, et sans l’élévation de l’Entendement au-dessus de la Volonté, il n’aurait pu penser. Ni plus parler d’après ses pensées. Mais seulement, montrer par un son quelconque son affection. Il n’aurait pas pu non plus, agir par raison, mais par instinct. Encore moins aurait-il pu connaître, les choses qui concernent Dieu et par elles, Dieu lui-même. Ni par conséquent, être uni à lui, et vivre éternellement. Car l’homme pense et veut en apparence par lui-même et cette apparence est une réciprocité d’union.

– Il n’y a point d’union sans réciprocité –

En effet, il n’y a point d’union sans réciproque. Comme il n’y a point d’union de l’actif avec le passif sans réactif que Dieu seul agit. Puis, que l’homme reçoit l’action et réagit en apparence par soi. Mais dans le vrai, c’est par Dieu qu’il agit. De ce que nous venons de dire, si bien compris, on peut voir quel est l’Amour de la Volonté de l’homme, s’il est élevé par l’Entendement et quel il est, s’il n’est point élevé. Donc, par conséquent quel est l’état de l’homme. Mais quel est l’état de l’homme, si l’Amour de la Volonté n’est point élevé par l’Entendement ?

C’est ce que nous allons éclaircir par des comparaisons. Il est comme un Aigle qui prend son essor dans les Airs. Dès qu’il apperçoit au dessous quelque proie capable de tenter son appétit. Comme par exemple des poules, oisons, aigneaux, il s’y précipite dans l’instant, l’enlève et la dévore. Il est comme un adultère, qui cache une prostituée dans un lieu bas et secret de sa maison, et monte de temps en temps dans les autres appartements, où il parle sagement de la chasteté avec ceux qui s’y trouvent. Mais qui, un moment après, s’échappant du milieu de la compagnie, il descend dans ce lieu secret et va assouvir sa passion avec cette femme perdue.

– L’entendement doit dompter la volonté de l’homme –

Il est encore semblable à un voleur qui se campe au haut d’une tour où il feint de faire la garde. Dès qu’il apperçoit en bas quelqu’objet de violence, le voilà qui se hâte de descendre et se met à piller. Il peut aussi être comparé aux mouches des marais, qui volent en troupe sur la tête d’un cheval qui galope. Mais, qui lorsque le cheval s’arrête, s’éloignent, et vont se replonger dans leurs marais.

Tel est l’homme, dont la Volonté ou l’Amour n’est point élevé par l’Entendement. En effet, il vit alors dans la fange, plongé dans les immondices de la nature et les voluptés des sens. Il n’en est pas ainsi de celui qui par la Sagesse de l’Entendement dompte les amorces des passions de sa Volonté. Chez lui dans la suite, l’Entendement fait une alliance conjugale avec la Volonté. Puis, conséquemment la Sagesse avec l’Amour, et y cohabitent pour toujours avec toutes leurs délices.

Fin des points 9 à 12 !

Voilà qui termine cette quatrième partie d’une série de cinq publications. J’espère que vous avez apprécié les informations sur le spirituel et le naturel contenues dans cet article. Ou si vous aimez mieux, les révélations qu’il contenait. Toutefois, dites-vous bien qu’il vous en reste encore un article à lire, afin de compléter ce petit enseignement sur la correspondance de l’âme et du corps de même que sur le spirituel et le naturel. Pour ce faire vous avez qu’à cliquer le bouton que vous trouverez ci-dessous un peu plus bas.

Laissez moi vos commentaires ou question concernant:
Volonté et Entendement Spirituelle!

Avant de conclure avec ces quatre points. J’aimerais vous dire de ne pas hésiter à me faire part de vos commentaires ou questions sur le spirituel et le naturel. De même que sur la correspondance de l’âme et du corps. Je m’empresserai de vous répondre le plus rapidement possible. De plus, si vous avez envie de jaser et d’échanger sur le sujet, faite-le moi savoir. Il me fera plaisir de m’entretenir avec vous !

Tant que le tout reste dans le respect et la politesse. Peu importe ce que vous pensez de l’influence spirituelle, ou de cet enseignement, car vous êtes libre d’avoir votre opinion. Donc, sur ce, à Bientôt ! Je vous laisse poursuivre votre apprentissage, en vous offrant la suite dès maintenant. Vous avez qu’à cliquez sur le bouton ci-dessous.